Combien gagne Arthur Rinderknech ?

13/05/2026

Finaliste du Masters 1000 de Shanghai en octobre 2025, numéro 1 français en 2026 : Arthur Rinderknech cumule les contrats autant que les victoires.

La semaine du 6 octobre 2025, Arthur Rinderknech a rejoint la finale du Rolex Shanghai Masters et perçu 597 890 dollars pour cette seule place de finaliste. Sa saison 2025 s’est close à 2 363 389 dollars de prize money, contre 1 046 034 dollars en 2024 et 869 291 en 2022. En carrière, le compteur ATP dépasse désormais 6,8 millions de dollars.

Le tournoi de Shanghai a eu la particularité supplémentaire de mettre en scène, en finale, deux cousins germains : Rinderknech contre Valentin Vacherot, dont les mères sont sœurs. La presse spécialisée et plusieurs médias généralistes ont largement repris l’anecdote. Le Français s’est incliné 4-6, 6-3, 6-3, mais c’est lui que les marques ont retenu.

Pour atteindre cette finale, Rinderknech a battu successivement Alex Michelsen, Alexander Zverev, Jiri Lehecka, Felix Auger-Aliassime en quart de finale, puis Daniil Medvedev en demi-finale sur le score de 4-6, 6-2, 6-4. C’était la première fois qu’un Français atteignait la finale d’un Masters 1000 depuis Ugo Humbert à Paris-Bercy, en novembre 2024.

Quelques jours après la défaite, Rinderknech a déclaré à l’ATP Tour : « Je pensais à arrêter le tennis. » La phrase a circulé dans tous les médias tennistiques. Elle disait quelque chose de réel sur les cinq années qui avaient précédé.

Psycho Bunny, Fosvia : la liste s’allonge

Dès mai 2025, avant même la finale de Shanghai, Rinderknech avait rompu son contrat avec Lacoste pour signer un accord multi-annuel avec Psycho Bunny, marque canadienne de prêt-à-porter haut de gamme présente dans 180 boutiques à travers le monde. Le contrat prévoit des vêtements conçus sur mesure pour ses matchs sur le circuit ATP. Le montant n’a pas été rendu public.

En janvier 2026, la société d’ingénierie Fosvia, spécialisée dans les réseaux fibre optique, a officialisé un partenariat visible sur la manche de ses tenues de jeu, l’un des emplacements les plus exposés sur un vêtement de tennis. Extia Conseil, ESN française, l’accompagne depuis plus de deux ans. Son équipement en raquettes est assuré par Tecnifibre (TF40 315). Klubb, BN Nutrition et PRC Capital figurent également parmi ses partenaires identifiés.

Ses intérêts commerciaux sont gérés par l’agence internationale MN2S. Deux entités juridiques, AR Company (SAS unipersonnelle créée en juillet 2020 à Vincennes) et AR Holding (SAS créée en avril 2021), structurent ses revenus.

Trois mois avant Shanghai, le 30 juin 2025, Rinderknech avait battu Alexander Zverev au premier tour de Wimbledon. Le numéro 3 mondial et tête de série numéro 3 du tableau, alors que Rinderknech pointait au 72e rang mondial. Score : 7-6, 6-7, 6-3, 6-7, 6-4, en 4 heures et 44 minutes, sur le Centre Court. Lors de ce match, il a remporté 44 des 55 points joués au filet, soit 80%. Il a ensuite atteint le troisième tour, son meilleur résultat à Wimbledon.

Un premier exploit contre un Top 3, sur le court le plus regardé du monde, en tant que 72e mondial. C’est à partir de ce moment que son nom a commencé à apparaître dans les discussions commerciales.

De Texas A&M au circuit : un diplômé parmi les professionnels

Arthur Rinderknech est devenu professionnel à 23 ans, en 2018. Avant cela, il avait passé quatre ans à l’Université Texas A&M, dans le programme de tennis masculin, où il a été cinq fois nommé All-American (trois en simple, deux en double). Il a obtenu un diplôme de la Mays Business School, l’école de commerce de l’université. Il avait lui-même expliqué ce choix : « Je n’étais probablement que 5e ou 6e de ma génération en France en juniors. Je n’avais pas beaucoup de soutien. »

Sa mère, Virginie Paquet, a joué sur le circuit WTA et remporté un match à Roland-Garros en 1986. Son père, Pascal Rinderknech, dirige un club de tennis à Paris. À son retour d’Amérique, il a enchaîné les Challengers : titres à Rennes et Calgary en 2020, à Istanbul en 2021 contre Benjamin Bonzi (4-6, 7-6, 7-6), à Poznan en 2022, à Zug en 2023, à Lille en 2024. Sa première finale ATP en grand tableau date de janvier 2022, à Adélaïde, perdue face à Thanasi Kokkinakis.

La structure juridique montée dès 2020, deux ans avant son premier résultat notable sur le circuit principal, traduit une anticipation qui distingue Rinderknech d’une grande partie de ses pairs.

3 millions de patrimoine, mais des charges à six chiffres

Le patrimoine net d’Arthur Rinderknech est estimé à environ 3 millions de dollars par plusieurs sources spécialisées en 2025. Son prize money brut cumulé depuis ses débuts ATP atteint 6 879 243 dollars. En 2026, avec 735 270 dollars engrangés en quatre mois, il se situe en avance sur le rythme de toutes ses saisons précédentes, à l’exception de 2025.

Depuis le début de l’année 2026, il est numéro 1 français au classement ATP, avec un record de carrière établi au 26e rang mondial le 12 janvier 2026. À Monte-Carlo en avril, il a battu Karen Khachanov (14e mondial) au premier tour sur le score de 7-5, 6-2, avant d’être éliminé par le Brésilien João Fonseca au tour suivant (7-5, 4-6, 6-3). Son entraîneur est Lucas Pouille, ancien Top 10 français.

Ces chiffres bruts méritent d’être lus avec méthode. À ce niveau du circuit, les charges annuelles d’un joueur, entraîneur, préparateur physique, kinésithérapeute, voyages, hébergement, structure juridique, sont évaluées entre 300 000 et 500 000 dollars par an. Le prize money affiché et les revenus nets sont deux réalités distinctes.

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