Sous contrat rookie à 13,38 M$, Wembanyama négociera dès 2026 une extension à plus de 270 M$, portée par un trophée de meilleur défenseur et des sponsors comme Nike et Louis Vuitton.
À San Antonio, Victor Wembanyama touche 13,38 millions de dollars pour la saison NBA 2025‑2026, selon la grille salariale officielle appliquée aux contrats rookies. À partir de l’été 2026, le Français de 22 ans pourra signer une prolongation estimée à plus de 270 millions de dollars sur cinq ans, avec des scénarios qui montent autour de 320 millions de dollars en cas de trophées individuels.
Un salaire de rookie pour un défenseur de l’année
Sélectionné en première position de la draft NBA 2023 par les San Antonio Spurs, le 22 juin 2023, Victor Wembanyama a signé un contrat rookie de quatre ans pour un montant total d’environ 55,1 à 55,2 millions de dollars, dont une part importante garantie à la signature. Pour sa première saison, en 2023‑2024, l’intérieur français a perçu environ 12,16 millions de dollars, puis 12,77 millions de dollars pour la saison 2024‑2025, conformément aux barèmes officiels appliqués aux premiers choix de draft.
Pour l’exercice 2025‑2026, son salaire atteint 13,38 millions de dollars, avant une dernière saison prévue à 16,87 millions de dollars en 2026‑2027 si la franchise confirme l’option d’équipe inscrite dans son contrat. Avec ce niveau de rémunération, Wembanyama se situe seulement aux alentours de la 130e place des salaires NBA, loin des contrats à plus de 45 millions de dollars annuels des stars installées comme Jayson Tatum ou Nikola Jokic.
Sur le terrain, la saison 2025‑2026 affiche pourtant des chiffres de joueur majeur, avec environ 25 points, plus de 11 rebonds, plus de 3 contres et plusieurs passes décisives de moyenne, pour des pourcentages de réussite supérieurs à 50% au tir. Au printemps 2026, la NBA lui a décerné le trophée de meilleur défenseur de la saison (Defensive Player of the Year), à 22 ans, catégorie habituellement dominée par des intérieurs plus expérimentés. Ce décalage entre performance sportive et rémunération provient de la rigidité de la rookie scale, qui encadre strictement les salaires des jeunes joueurs sur leurs premières années professionnelles.
Une extension annoncée à plus de 270 millions
À partir du 6 juillet 2026, Victor Wembanyama sera éligible à une prolongation de contrat dite « rookie max extension », prévue pour les joueurs sortant de leur troisième saison NBA. Les projections publiées par des spécialistes de la ligue évoquent désormais un accord de cinq ans pour un total approchant les 270 à 275 millions de dollars, en fonction de l’évolution du plafond salarial.
Cette extension entrerait en vigueur à compter de la saison 2027‑2028, en remplacement de la dernière année de son contrat rookie, et ferait passer son salaire annuel de moins de 20 millions de dollars à plus de 50 millions de dollars. Un système de bonus lié aux distinctions individuelles pourrait porter le montant total autour de 320 à 330 millions de dollars si Wembanyama décroche au moins une fois le titre de MVP, de meilleur défenseur ou une place dans une All‑NBA Team sur la période de référence.
En 2023‑2024, le Français a été élu Rookie of the Year par la NBA, première fois pour un joueur français, et a terminé très haut dans le vote pour le titre de meilleur défenseur derrière Rudy Gobert. En 2025‑2026, il figure encore dans les discussions pour le titre de MVP, au coude‑à‑coude avec des joueurs comme Shai Gilgeous‑Alexander, tout en consolidant son statut de référence défensive de la ligue. Cette accumulation de récompenses rend crédible l’activation d’une partie de ces bonus, ce qui renforcerait encore le poids financier de la future prolongation.
Une trajectoire vers le milliard de dollars
Plusieurs médias économiques, s’appuyant sur les courbes attendues du salary cap et les règles de la convention collective, ont modélisé la carrière salariale de Victor Wembanyama sur une vingtaine d’années. Les scénarios élaborés décrivent une trajectoire où, après les quelque 55 millions de dollars du contrat rookie entre 2023 et 2027, une première extension maximum entre 2027 et 2032 dépasserait déjà largement les 270 millions de dollars.
Au‑delà, les analystes évoquent la possibilité de contrats de type « supermax » au cœur de la trentaine, si le Français continue d’être sélectionné dans les All‑NBA Teams et dans la course au MVP, avec des montants susceptibles d’atteindre ou de dépasser les 60 à 70 millions de dollars par saison dans un environnement de plafonds salariaux en hausse. En additionnant ces blocs, plusieurs estimations aboutissent à un total de salaires NBA cumulés dépassant le milliard de dollars, dans l’hypothèse où Wembanyama demeure au premier plan de la ligue jusqu’à la fin de sa trentaine.
Un économiste du sport français a ainsi avancé qu’il pourrait rejoindre « le cercle des milliardaires » avant ses 33 ans sur la seule base de ses contrats NBA, sans intégrer les revenus de sponsoring. Cette perspective placerait le Français devant les revenus cumulés des grandes stars des générations précédentes, comme Kobe Bryant ou LeBron James, qui ont évolué avec des plafonds salariaux moins élevés.