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Quel est le salaire de Paul Seixas ?

Paul Seixas, nouvelle star du vélo français, commence sa carrière en coup de canon. Les sponsors lui font les yeux doux et les grandes équipes sortent leurs chéquiers pour l’attirer dans leurs filets.

Paul Seixas, 19 ans, nouvelle star du vélo français, a un contrat qui court encore jusqu’en 2027 chez Decathlon CMA CGM, pendant que UAE Team Emirates, Ineos Grenadiers et Red Bull-BORA lui font déjà les yeux doux. Un détail alimente les spéculations autour d’UAE : le frère cadet de Paul, Nino, 17 ans, a effectué en décembre 2025 un stage avec l’équipe de développement émiratie à Benidorm, qu’il a lui-même salué en remerciant le directeur sportif Matxin Fernandez sur Instagram. Nino évolue toujours chez les juniors au VC Villefranche-Beaujolais ; il n’a signé aucun contrat professionnel avec UAE. L’entourage a précisé que cette invitation est une pratique courante de la formation émiratie avec de jeunes talents, sans stratégie délibérée liée à son frère aîné. Aucun responsable d’UAE n’a confirmé publiquement une offre formelle à Paul Seixas.

Une intervention d’Emmanuel Macron a été rapportée le 13-14 avril 2026 par Eurosport Espagne, reprise par Le FigaroCyclismActu et plusieurs médias anglophones. Selon ces sources, le chef de l’État se serait entretenu avec l’entourage du coureur pendant le Tour du Pays Basque pour encourager sa prolongation dans une structure française, sur le modèle de la médiation présidentielle autour de Kylian Mbappé et du Paris Saint-Germain en 2022. L’Élysée n’a pas commenté ces informations.

Johan Bruyneel, ancien directeur sportif de Lance Armstrong et Jan Ullrich, a déclaré dans le podcast The Move de Lance Armstrong, en avril 2026 : « Joona Laukka n’est pas stupide. Il sait ce qui se passe et sait que quelqu’un s’en approchera. » Dès février 2026, dans ce même format, il avait qualifié Seixas de « meilleur coureur de 18 ans que nous ayons jamais vu », en le comparant aux débuts de Remco Evenepoel. Il avait également souligné son sang-froid exceptionnel, notamment lors du Tour des Alpes 2025 où Seixas avait laissé une victoire d’étape à son coéquipier Nicolas Prodhomme en déclarant qu’« il aurait beaucoup d’autres occasions ».

Ce que la prochaine signature pourrait valoir

Le précédent le plus documenté dans ce type de situation est celui de Remco Evenepoel. Profil similaire : champion du monde junior, passage immédiat en WorldTour, polyvalence contre-la-montre/course en ligne. Le contrat du Belge chez Red Bull-BORA-hansgrohe représente un salaire fixe d’environ 6,48 millions d’euros annuels, avec un total bonus compris qui peut atteindre 8 millions d’euros par an, soit un contrat global de 20 millions d’euros sur trois saisons (2026-2028). Tadej Pogacar perçoit quant à lui 8 millions d’euros annuels fixes chez UAE Team Emirates, avec une clause libératoire record de 200 millions d’euros.

Le salaire minimum officiel d’un coureur WorldTour est, pour 2026, de 35 721 euros brut annuels pour un coureur néo-pro salarié, et de 44 150 euros pour un vétéran, des planchers gelés au niveau 2025 par le syndicat des coureurs (Velora). La moyenne de la catégorie se situe en 2026 autour de 400 000 euros par an, en nette hausse par rapport aux 366 000 euros de 2025, sous l’effet de l’explosion des budgets des super-équipes.

Pour Seixas lui-même, aucun chiffre officiel n’a été communiqué. La fourchette la plus documentée pour son salaire actuel se situe entre 150 000 et 350 000 euros brut annuels selon les grilles de marché ; Le Mag du Cyclisme avance de son côté une estimation d’environ 500 000 euros. Ces écarts reflètent l’absence de toute divulgation contractuelle.

Chez Decathlon CMA CGM, le budget global de l’équipe est passé de 28 millions d’euros en 2025 à 45 millions d’euros en 2026 avec l’arrivée de CMA CGM comme co-sponsor titre, dans le cadre d’un accord courant sur cinq saisons (2026-2030). La direction a déclaré vouloir signer Seixas sur « le long terme, au-delà de 2030, vers 2035 ». Le manager Dominique Sérieys a indiqué se dire « confiant » quant à une prolongation.

Primes de course : un deuxième poste de revenus documenté

Les primes constituent un second pilier de revenus, dont l’ampleur peut être précisée grâce aux dotations officielles des épreuves.

Lors de sa victoire au Tour du Pays Basque (6-11 avril 2026), Paul Seixas a accumulé les titres : classement général, trois étapes et trois maillots annexes (montagne, points, jeune). Le total des primes touchées par l’équipe est estimé à environ 35 000 euros, soit plus du tiers des 99 000 euros distribués sur l’ensemble de la course. Conformément à l’usage dans le peloton, ces primes sont partagées entre les coureurs et le staff de l’équipe, si bien que la part nette individuelle de Seixas est inférieure à ce total brut.

Pour sa troisième place aux Championnats d’Europe sur route d’octobre 2025, la grille officielle de l’Union Européenne de Cyclisme prévoyait une prime de 2 400 euros (le vainqueur Pogacar en percevait 6 000 euros, le deuxième Evenepoel 4 200 euros).

Zéro sponsor individuel : une position, pas une lacune

La fiche publique de Paul Seixas indique « non communiqué » à la rubrique sponsors personnels. Aucun partenariat individuel n’a été annoncé à ce jour.

Son agent Joona Laukka a expliqué la stratégie en ces termes : « Il n’aura que très peu de partenaires individuels : deux au plus. Mais ils devront correspondre à ses valeurs et ces partenariats devront être conclus sur le long terme. Il ne signera pas des coups. » Dans un contexte sectoriel où les équipes détiennent la plupart des créneaux publicitaires et ne libèrent qu’un nombre limité de catégories pour les contrats individuels, Laukka évoque notamment les assurances et mutuelles comme exemple de secteur potentiellement disponible. Au maximum, un tel contrat pourrait représenter environ 20% de revenus supplémentaires par rapport au salaire de base.

Ses performances de début de saison 2026 ont généré une exposition médiatique dont l’équipe Decathlon CMA CGM, via ses sponsors collectifs, est la principale bénéficiaire directe. Les analystes du secteur le classent parmi les coureurs les plus attractifs du peloton en 2026, avant même toute annonce commerciale.

De Zurich à Huy : un palmarès construit en vingt mois

Paul Seixas est né le 24 septembre 2006 à Lyon. Il a grandi à Anse, dans le Beaujolais, et a rejoint le club Lyon Sprint Évolution à l’âge de 8 ans. Ses premiers titres nationaux datent de 2021 (champion de France sur route cadets) et 2022 (champion de France de cyclo-cross cadets).

Le 4 mai 2024, à 17 ans, il remporte Liège-Bastogne-Liège Juniors en s’échappant dans la Côte de La Redoute sur les 137 km du parcours. Cinq mois plus tard, le 23 septembre 2024 à Zurich, la veille de ses 18 ans, il devient le premier Français de l’histoire à remporter le titre de champion du monde du contre-la-montre juniors, en bouclant les 24,9 km en 28 minutes et 8 secondes à 53,1 km/h de moyenne, avec 6 secondes d’avance sur le Belge Jasper Schoofs.

En août 2025, il remporte le Tour de l’Avenir avec 40 secondes d’avance au classement général, devenant le premier Français vainqueur depuis David Gaudu en 2016. Le chrono final entre Montvalezan et La Rosière (10,4 km) est sa démonstration de force : il termine avec 27 secondes d’avance sur le Norvégien Jørgen Nordhagen. Le 5 octobre 2025, il monte sur le podium des Championnats d’Europe élites, troisième derrière Pogacar et Evenepoel, une première pour un coureur de première année professionnelle. Onze jours plus tard, il termine 7e du Tour de Lombardie : aucun coureur de cet âge n’avait signé un top 10 sur un Monument depuis 1980.

La saison 2026 a confirmé et dépassé tous les pronostics. Au 23 avril 2026, Seixas totalisait 7 victoires, à égalité avec Remco Evenepoel en tête du classement des coureurs les plus victorieux du peloton. Après un raid solitaire de 41 km pour s’imposer à l’Ardèche Classic fin février, il termine 2e des Strade Bianche derrière Pogacar le 7 mars. Il remporte ensuite le Tour du Pays Basque avec trois étapes et trois maillots annexes, devenant le premier coureur français à s’imposer dans une course à étapes WorldTour depuis Christophe Moreau au Critérium du Dauphiné en 2007, une disette de 19 ans. Le 22 avril, il s’impose au sommet du Mur de Huy à la Flèche Wallonne pour sa première participation à l’épreuve, devenant le plus jeune vainqueur depuis 1936.

Tour de France 2026 : la prochaine grande décision

Au moment de la parution de cet article, la sélection de Paul Seixas pour le Tour de France 2026 n’est pas encore officielle. Christian Prud’homme, directeur de l’épreuve, a estimé que le coureur avait « 90% de chances » d’être au départ le 4 juillet à Barcelone. La décision doit être prise après Liège-Bastogne-Liège, le 26 avril. Dominique Sérieys s’est dit favorable à sa participation : « Si tu ne fais pas les Grands Tours, tu n’accumules pas l’expérience. » L’équipe envisage de le positionner en leader au classement général. Pierre Rolland estime pour sa part que la Vuelta serait plus adaptée à ce stade ; Johan Bruyneel exprime un avis contraire, voyant Seixas en mesure de jouer un rôle fort dès cette édition.

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Article by GeneratePress

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