Équipe première, centre de formation, temps partiel : le salaire d’un entraîneur des gardiens se lit à la lumière de ses missions et de son contrat.
Cambridge United, club professionnel anglais, a affiché entre 13 et 17 livres de l’heure pour entraîner de jeunes gardiens dix heures par semaine. Pour diriger leur formation, ses responsables demandaient quarante heures hebdomadaires. Le club rémunérait ainsi plusieurs degrés d’engagement, avec des responsabilités différentes pour chaque emploi.
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En Ligue 1, les chiffres de juillet 2020
En juillet 2020, une estimation situait à 7 000 euros mensuels avant primes le revenu moyen des entraîneurs des gardiens de Ligue 1, la première division française. Les montants cités allaient de 4 000 euros à 15 000 euros bruts mensuels, avant cotisations salariales, pour Gianluca Spinelli, alors chargé des gardiens du Paris-Saint-Germain et présenté comme le spécialiste le mieux payé du championnat.
Avec 15 000 euros, Spinelli aurait perçu 3,75 fois le montant attribué au technicien le moins rémunéré. Les employeurs rémunéraient donc différemment des spécialistes exerçant dans le même championnat. Pour apprécier la position du technicien parisien, il faut cependant conserver le périmètre de cette estimation : les primes étaient exclues.
Le nombre de contrats recueillis et le calcul de la moyenne restaient inconnus. La médiane, le montant séparant les salariés en deux groupes égaux, manquait également. Quelques contrats élevés peuvent relever une moyenne ; faute de répartition individuelle, on ignore combien de techniciens approchaient les 7 000 euros annoncés.
Au 20 octobre 2026, reprendre cette moyenne comme un salaire actuel supposerait que les clubs aient maintenu leurs rémunérations pendant six ans. En la corrigeant par l’inflation, on supposerait une revalorisation uniforme. Pour établir une moyenne contemporaine, il faudrait recueillir un nouvel ensemble de contrats comparables, avec leur date et leurs composantes.
Spinelli travaillait également pour la sélection italienne, avec une rémunération qui reste à documenter. Les 15 000 euros correspondaient ainsi au fixe parisien estimé, la part garantie de sa rémunération au club. Pour apprécier ses revenus professionnels, il faudrait connaître les conditions de son autre engagement. Un salarié peut percevoir, auprès de plusieurs employeurs, des revenus correspondant à des activités distinctes.
De huit à dix-huit ans, des missions distinctes
À Cambridge United, les dirigeants recrutaient en 2026 un responsable des gardiens de leur académie, le centre de formation du club. Ils lui confiaient le programme des joueurs de neuf à dix-huit ans, l’organisation de séances et le suivi individuel. Le candidat devait aussi encadrer un entraîneur à temps partiel.
Pour accompagner les jeunes vers le groupe professionnel, le responsable devait travailler avec l’entraîneur des gardiens de l’équipe première, celle que le club engage au plus haut niveau de compétition. Il devait donc coordonner la formation entre plusieurs catégories d’âge et préparer les passages vers les adultes. Cambridge fixait ainsi un périmètre comprenant l’entraînement et l’encadrement d’autres intervenants.
Le club annonçait quarante heures hebdomadaires, week-ends compris. Pour cet emploi, le candidat devait intégrer à son engagement les séances, le suivi des joueurs et la coordination du programme.
Cambridge a également recherché un entraîneur occasionnel auprès des gardiens de huit à douze ans, pour dix heures par semaine. Le club affichait 13 à 17 livres de l’heure, sans indiquer combien de semaines seraient rémunérées. Le candidat pouvait calculer sa rémunération hebdomadaire ; pour chiffrer son revenu annuel, il devait encore connaître le calendrier de ses interventions.
Avec un même employeur, les candidats s’engagent ainsi sur des durées et des responsabilités différentes. Avant de comparer leurs salaires, il faut identifier les heures rémunérées, les joueurs suivis et les missions confiées à chacun.
À Peterborough, 35 000 livres affichées
Peterborough United, autre club professionnel anglais, publiait le 7 juillet 2025 une annonce pour l’entraîneur des gardiens de son équipe première. Les dirigeants affichaient 35 000 livres, demandaient un engagement à temps plein et mentionnaient un dispositif de retraite d’entreprise ainsi que des congés supplémentaires.
Peterborough ne précisait ni la périodicité du montant ni sa qualification brute ou nette. Les dirigeants affichaient leurs conditions à l’ouverture du recrutement. Pour connaître le salaire finalement négocié, il faudrait consulter le contrat signé, avec sa période de rémunération et ses éventuels compléments.
À Cambridge, un montant de 30 000 à 32 000 livres était annoncé en février 2026 pour le responsable des gardiens de l’académie. Le club fixait au 16 mars la clôture des candidatures. Là encore, les candidats connaissaient une rémunération affichée pour un recrutement, dont les conditions définitives restaient à vérifier.
Les deux clubs recrutaient pour des fonctions distinctes : équipe première et direction de la formation. Pour retrouver les revenus perçus par les personnes embauchées, il faudrait vérifier leurs conditions d’engagement définitives.
En convertissant les livres en euros, on donnerait une unité commune aux montants anglais et français. On rapprocherait cependant des recrutements de 2025 ou 2026 et des estimations salariales publiées en 2020. Pour mesurer les écarts entre deux clubs, il faudrait réunir des postes comparables et des périodes identiques.
L’entraîneur doit enfin conserver la date de son propre contrat lorsqu’il se situe dans ce paysage. Après une prolongation ou un changement de titulaire, le club peut renégocier ses engagements. Un candidat dispose, avec l’annonce, d’un point de départ pour discuter de ses conditions d’emploi.
Le plancher de l’entraîneur principal en France
En France, les partenaires sociaux inscrivent certains minima dans la Charte du football professionnel, la convention collective du secteur. Pour la saison 2024-2025, ils fixaient notamment 17 920 euros bruts mensuels en Ligue 1 et 8 750 euros en Ligue 2, la deuxième division française.
Ils visaient les entraîneurs responsables de l’organisation technique du club et de la direction technique de sa section professionnelle, titulaires des diplômes désignés. Pour attribuer ces montants à un salarié, il faut vérifier qu’il exerce la fonction concernée. Les signataires définissaient séparément l’entraîneur adjoint chargé des gardiens, placé sous la responsabilité de l’entraîneur principal.
Dans l’annexe salariale de cette édition, les partenaires sociaux ne consacraient aucune ligne particulière au spécialiste. Pour connaître ses garanties actuelles, l’entraîneur et son employeur doivent identifier les dispositions intégrales en vigueur et leur champ d’application. Le salarié doit donc conserver avec chaque minimum son année et la catégorie professionnelle visée.
En juin 2026, les partenaires sociaux ont également signé une convention applicable à la Ligue 3, la troisième division, avec des minima adaptés. Le montant propre à l’entraîneur des gardiens reste à vérifier avant de pouvoir être présenté comme son plancher de rémunération.
Primes et durée garantie au contrat
Pour les contrats à durée déterminée professionnels concernés, le législateur exige que les parties inscrivent la rémunération et ses composantes dans leur accord. Il vise notamment les primes et les accessoires de salaire, les avantages et compléments éventuels.
L’employeur peut ainsi compléter le fixe mentionné dans une estimation. Pour les montants français de 2020, le poids des primes dans les revenus reste inconnu. Peterborough annonçait également des avantages salariés sans tous les valoriser ; le candidat devait examiner leurs modalités pour apprécier l’ensemble des conditions offertes.
À fixe égal, deux entraîneurs peuvent obtenir des engagements financiers différents selon les compléments prévus et la durée signée. Chacun doit rapprocher les sommes promises des périodes de travail garanties. Dans le champ du contrat à durée déterminée professionnel, le législateur fixe en principe une durée minimale d’une saison sportive de douze mois, avec des exceptions pour certains recrutements en cours de saison. Il fixe également, sous les réserves prévues par le code du sport, une durée maximale de cinq ans.