Le 16 mars 2026, Christine Kelly n’est pas apparue à l’antenne de CNews pour présenter « Face à l’info », pour la première fois depuis le lancement de l’émission en octobre 2019. Cinq jours plus tard, la journaliste est revenue à l’écran en se contentant d’un « Ravie de vous retrouver », sans un mot sur les raisons de son absence.
Une semaine sans l’animatrice de 19 heures
Le lundi 16 mars 2026, « Face à l’info » a été ouvert à 19 heures par Clélie Mathias, en remplacement de Christine Kelly, sans explication donnée aux téléspectateurs. Les jours suivants, la présentation de l’émission a été assurée par Dimitri Pavlenko sur la même case horaire.
La direction de CNews a indiqué que la présentatrice prenait « quelques jours de repos en coordination avec sa direction pour un souci de santé ponctuel ». Cette version est la seule confirmée publiquement à ce stade.
En parallèle, plusieurs médias spécialisés dans l’actualité télévisuelle et la presse people ont avancé l’hypothèse d’un désaccord entre la journaliste et sa hiérarchie, évoquant un « ultimatum » qui aurait été rejeté. Ces informations n’ont pas été confirmées par la chaîne ni par l’intéressée.
Le 23 mars 2026, Christine Kelly a repris la présentation de « Face à l’info » sur le plateau de CNews. En ouverture d’émission, la journaliste a simplement déclaré : « Ravie de vous retrouver », sans revenir sur les cinq jours d’interruption.
Une rémunération estimée, au cœur des spéculations
Depuis plusieurs mois, des sites spécialisés estiment la rémunération de Christine Kelly à environ 9 000 euros bruts par mois, soit environ 108 000 euros bruts par an, pour l’ensemble de ses activités au sein du groupe Canal+, entre CNews et Europe 1. Ce montant circule comme une estimation et non comme un chiffre confirmé.
Ni CNews, ni Europe 1, ni Christine Kelly n’ont rendu public de chiffre officiel sur sa rémunération actuelle. Ces montants restent donc des ordres de grandeur non documentés par un contrat ou une déclaration directe.
En 2020, invitée dans « Touche pas à mon poste » sur C8, Christine Kelly avait expliqué toucher « environ 1 000 euros par mois » pour ses interventions dans « Balance ton post ». Elle avait aussi indiqué percevoir « 300 à 400 euros par émission » lorsqu’elle était chroniqueuse dans « Touche pas à mon poste » en 2019.
Pour la période 2009-2015, sa rémunération comme membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel était évaluée à environ 8 000 euros bruts mensuels. Ce traitement était prolongé d’un an à l’issue du mandat en raison du devoir de réserve applicable aux anciens membres du CSA.
Comparaisons délicates avec les autres visages de CNews
Les écarts avec les revenus attribués à d’autres figures de CNews alimentent les spéculations autour de son positionnement salarial. Des enquêtes récentes évaluent le revenu total annuel de Pascal Praud à environ 1,4 à 1,57 million d’euros, dont près de 960 000 euros imputés à CNews.
Pour Laurence Ferrari, plusieurs sites avancent qu’elle serait mieux rémunérée que Christine Kelly, mais aucun montant précis récent n’est confirmé publiquement. Les chiffres cités à son sujet doivent donc être maniés avec prudence.
En janvier 2026, Sonia Mabrouk a répondu qu’un montant de 5 000 euros nets mensuels était « en dessous de la réalité » lorsqu’elle a été interrogée sur son salaire. Sa déclaration confirme seulement que les rémunérations des têtes d’affiche de CNews dépassent nettement la moyenne de la profession.
Les données agrégées sur le marché du travail situent le revenu moyen d’un journaliste en France autour de 2 200 euros nets par mois. Même sur la base prudente de 9 000 euros bruts, Christine Kelly se situe donc largement au-dessus de cette moyenne, tout en restant loin des montants attribués à Pascal Praud.
De la Guadeloupe à LCI, un parcours installé
Née le 13 juillet 1969 au Lamentin, en Guadeloupe, Christine Kelly a commencé sa carrière audiovisuelle en 1992 sur la chaîne privée Archipel 4 avant de rejoindre RFO Guadeloupe. Elle a aussi travaillé pour la radio K’Danse FM avant de partir en métropole.
À 27 ans, elle a intégré l’Institut de journalisme Bordeaux Aquitaine. Pendant cette période, elle a collaboré avec France 3, Chérie FM et le quotidien Sud Ouest.
En 2000, elle a été recrutée par LCI pour présenter les journaux du matin. Elle a occupé ce poste pendant près de neuf ans et a aussi dirigé des projets éditoriaux, notamment sur Ushuaïa TV.
En 2006, elle a publié une enquête sur l’affaire Flactif chez Calmann-Lévy. Cette période a précédé sa nomination au CSA en 2009.
Six ans au CSA avant le retour aux plateaux
En janvier 2009, Christine Kelly a été nommée membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel par le président du Sénat. À 39 ans, elle devenait la plus jeune membre du collège et la première personnalité issue d’un territoire d’outre-mer à y siéger.
Durant ses six années de mandat, elle a notamment travaillé sur la promotion des sous-titres pour les personnes sourdes et malentendantes, l’autorisation de mentionner Facebook et Twitter à l’antenne, et la mise en avant du sport féminin dans les médias.
Son mandat a pris fin en janvier 2015. Elle a ensuite été soumise à un devoir de réserve d’un an, qui lui interdisait de rejoindre immédiatement une télévision ou une radio privée.
L’installation de « Face à l’info » et la double antenne
Le 14 octobre 2019, CNews a confié à Christine Kelly la présentation de « Face à l’info », une émission quotidienne diffusée de 19 heures à 20 heures du lundi au jeudi. Le programme a d’abord reposé sur la présence régulière d’Éric Zemmour avant d’évoluer dans sa composition éditoriale.
Les audiences de l’émission se sont installées durablement parmi les plus élevées des chaînes d’information. Début janvier 2026, « Face à l’info » a rassemblé jusqu’à 756 000 téléspectateurs avec 4,4% de part d’audience, plaçant CNews devant BFMTV et LCI sur cette tranche.
En août 2024, Christine Kelly a pris les commandes de « Christine Kelly et vous » sur Europe 1, diffusée de 11 h 30 à 13 heures du lundi au jeudi. Cette double présence à la télévision et à la radio a renforcé sa visibilité au sein du groupe Canal+.
Un livre pour revenir sur un incident en direct
En septembre 2025, Christine Kelly a publié chez Fayard « Pourquoi moi ? ». L’ouvrage prend pour point de départ un incident survenu en mai 2021, lorsqu’elle a été victime d’un trou de mémoire en direct sur le plateau de CNews.
Dans ce livre, elle évoque une enfance marquée par des violences en Guadeloupe, son départ du domicile familial à 20 ans et les menaces reçues depuis sa prise de fonction à CNews. Elle y parle aussi de sa fille née en 2015 et de sa vie familiale.
En mars 2024, elle a reçu le prix Richelieu pour la défense de la langue française, remis par Xavier Darcos. Cette distinction a été relayée dans plusieurs publications culturelles et régionales.
Un rapport de forces encore ouvert
Les chiffres d’audience de « Face à l’info », les estimations de rémunération circulant dans la presse et le contraste avec les montants attribués à d’autres têtes d’affiche de CNews nourrissent les commentaires sur sa place au sein de la chaîne. À ce stade, aucune source officielle ne confirme l’existence d’une renégociation aboutie de son contrat après son absence de mars 2026.
Les seuls éléments établis publiquement tiennent à la communication de la chaîne sur un « souci de santé ponctuel », au retour effectif de l’animatrice à l’antenne le 23 mars et aux chiffres de revenus présentés comme des estimations par plusieurs sites spécialisés. Les hypothèses de conflit salarial restent cantonnées à des récits non confirmés.
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