Combien gagne Jérôme Rothen ?

21/09/2026

Quels sont les revenus actuel de Jérôme Rothen, animateur star de RMC ?

Le dernier salaire personnel solidement documenté de Jérôme Rothen remonte à 2009 : le Paris Saint-Germain lui versait environ 160 000 euros brut par mois. Chez RMC, le contrat de Christophe Dugarry, estimé à 700 000 euros annuels en 2020, fournit un repère de marché. Les comptes d’une société autrefois dirigée par Rothen livrent d’autres chiffres, sans établir ses revenus personnels.

Jérôme Rothen travaille désormais pour deux diffuseurs. L’ancien milieu du Paris Saint-Germain anime chaque soir « Rothen s’enflamme » sur RMC et commente depuis la rentrée certaines rencontres du championnat d’Espagne pour DAZN. Les deux entreprises gardent ses conditions de rémunération confidentielles.

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DAZN a recruté Rothen en août pour couvrir la Liga, le championnat espagnol, pendant la saison 2026-2027. La plateforme l’a associé à une équipe de consultants où figurent notamment les anciens internationaux Samuel Umtiti, Claude Makelele, Alain Boghossian, Jérémy Ménez et Benoît Trémoulinas. Elle n’a publié ni cachet par rencontre ni forfait saisonnier.

RMC entretient la même discrétion. La station n’a communiqué aucun montant depuis qu’elle a confié à Rothen une émission quotidienne en août 2021. Aucun contrat rendu public ne chiffre donc les revenus que l’ancien joueur tire aujourd’hui de ses deux activités médiatiques.

RMC et DAZN, deux contrats confidentiels

Jérôme Rothen collabore avec RMC depuis 2016. D’abord consultant dans l’« After Foot », il a ensuite présenté « Rothen régale », une émission hebdomadaire, avant de prendre les commandes de « Rothen s’enflamme ». RMC diffuse cette quotidienne du lundi au vendredi, entre 18 heures et 20 heures.

La station maintient le programme dans sa grille en septembre 2026. Rothen anime les débats avec le journaliste Benoît Boutron et plusieurs anciens joueurs chargés d’analyser l’actualité du football. Il reçoit les invités et incarne une tranche placée entre le « Super Moscato Show » et l’« After Foot ».

Cette exposition s’appuie sur une audience mesurable. Entre avril et juin 2026, « Rothen s’enflamme » a réuni 251 000 auditeurs en moyenne au quart d’heure, l’indicateur qui mesure le nombre moyen de personnes à l’écoute pendant une période de quinze minutes. Le programme a gagné 12 000 auditeurs en un an.

Ces 251 000 auditeurs situent le poids de Rothen dans la grille de RMC. La station ne publie toutefois aucun barème reliant audience et rémunération. Elle peut payer ses personnalités sous forme de salaire, d’honoraires facturés ou d’un forfait couvrant plusieurs interventions. Les documents accessibles ne précisent pas le mode retenu pour son animateur.

DAZN ajoute une seconde relation professionnelle. Le groupe a acquis les droits de diffusion de la Liga en France jusqu’en 2029 et confie à Rothen le commentaire de plusieurs grandes affiches espagnoles. Son dispositif éditorial décrit la fonction des consultants et cite les journalistes qui les accompagnent. Il tait les conditions financières de leur collaboration.

Les deux employeurs peuvent appliquer des règles différentes. RMC rémunère une présence quotidienne à l’antenne, avec le travail de préparation associé. DAZN peut calculer ses cachets selon le nombre de rencontres commentées ou négocier une enveloppe couvrant toute la saison. Seuls les contrats permettraient d’additionner les deux revenus.

RMC et DAZN n’ont pas davantage indiqué si leurs accords autorisent la facturation par l’intermédiaire d’une société. Cette distinction influe sur l’interprétation des sommes perçues : un salaire brut, un cachet et le chiffre d’affaires d’une entreprise obéissent à des régimes sociaux et fiscaux différents.

Les estimations de fortune ou de salaire qui circulent en ligne reposent souvent sur les revenus supposés d’autres consultants ou sur d’anciennes rémunérations de joueur. Ces méthodes ne chiffrent aucun des deux contrats en cours. Au 18 septembre 2026, les données disponibles établissent donc deux activités médiatiques rémunérées, selon des modalités que RMC et DAZN gardent confidentielles.

Le repère parisien des 160 000 euros

Un chiffre personnel résiste davantage à l’examen. En mars 2009, le salaire de Jérôme Rothen au PSG était évalué à 160 000 euros brut par mois. Plusieurs publications ont alors convergé vers ce montant dans leurs classements des rémunérations parisiennes.

Rothen occupait le quatrième rang salarial de l’effectif, derrière Claude Makelele, Ludovic Giuly et Mateja Kezman. Sur douze mois, son contrat atteignait 1,92 million d’euros brut, hors primes éventuelles. Les cotisations sociales et l’impôt réduisaient ensuite la somme conservée par le joueur.

Une enquête documentaire menée ultérieurement à partir de données contractuelles et sociales du club a conforté l’évaluation de 160 000 euros mensuels. Cette convergence en fait le repère historique le mieux étayé concernant ses revenus personnels.

Des évaluations supérieures ont également circulé. L’une atteignait 195 000 euros brut par mois en août 2009. Une autre avançait 180 000 euros en septembre 2010, alors que le PSG tenait Rothen à l’écart du groupe professionnel. Les éléments accessibles ne précisent pas si ces calculs intégraient des primes ou d’autres variables.

Le montant de 160 000 euros bénéficie du recoupement le plus solide. Il décrit la rémunération d’un joueur sous contrat avec le PSG en 2009. Rothen a depuis changé de profession, tandis que les diffuseurs négocient leurs contrats selon les usages du marché audiovisuel.

Son salaire parisien explique aussi les difficultés rencontrées par le club pour le transférer. À l’été 2009, Rothen avait encore deux années de contrat et le PSG réclamait entre 2 millions et 3 millions d’euros à un éventuel acquéreur. Un nouveau club devait régler cette indemnité et reprendre la rémunération du joueur.

L’indemnité de transfert, somme versée entre clubs pour racheter un contrat, n’entrait pas dans le salaire de Rothen. Monaco avait payé environ 5 millions d’euros pour le recruter en 2002, puis le PSG environ 11 millions d’euros deux ans plus tard. Le joueur pouvait négocier une prime de signature, somme accordée au moment de parapher son contrat, dont le montant n’a pas été documenté.

Ses autres rémunérations restent fragmentaires. Aucun relevé comparable ne retrace ses contrats à Caen, Troyes, Monaco, Glasgow, Ankara ou Bastia. Lors de son retour à Caen en 2013, Rothen avait seulement indiqué avoir accepté un salaire inférieur à celui que lui versait Bastia, sans donner de chiffre.

Les 160 000 euros mensuels évaluent ainsi le sommet documenté de sa carrière de joueur. Sa reconversion l’a fait entrer dans un autre marché, où un contrat comparable fournit seulement une échelle.

Chez RMC, le précédent Dugarry

En 2020, la rémunération de Christophe Dugarry au sein du groupe Altice, alors propriétaire de RMC, était estimée à près de 700 000 euros par an. Le contrat couvrait la présentation de « Team Duga » ainsi que des interventions sur RMC Sport et BFM TV.

Dugarry avait rejoint le groupe en 2016, au moment où Altice lançait SFR Sport, un bouquet de chaînes payantes consacrées aux compétitions sportives. L’entreprise recrutait alors des personnalités capables d’incarner ses nouvelles antennes et avait attiré l’ancien champion du monde en provenance de Canal+.

Rothen exerce aujourd’hui des fonctions proches sur plusieurs points. Ancien international, il porte une quotidienne et intervient sur différents supports. Six années séparent cependant l’estimation du contrat Dugarry et la situation actuelle. Le nombre d’émissions, les droits acquis par les diffuseurs, les apparitions télévisées et les clauses d’exclusivité peuvent modifier la négociation.

Les 700 000 euros annuels indiquent le niveau qu’un groupe audiovisuel a accepté de consacrer à une figure centrale de sa grille sportive. Ils ne déterminent aucune fourchette applicable à Rothen. Le précédent donne une échelle au marché des consultants vedettes, tandis que la valeur du contrat actuel de l’animateur reste entre les mains de RMC.

Les informations relatives aux revenus, patrimoine ou rémunérations mentionnées dans cet article sont issues de sources publiques (déclarations fiscales rendues publiques, rapports officiels, estimations de tiers, déclarations des intéressés eux-mêmes ou de leurs représentants, ainsi que de publications et articles de presse). Ces données sont fournies à titre informatif et peuvent être approximatives, incomplètes ou ne plus refléter la situation actuelle à la date de lecture. Elles ne constituent en aucun cas une évaluation comptable ou juridique certifiée. Toute personne concernée qui souhaiterait apporter un correctif peut contacter la rédaction à l'adresse suivante : contact [@] combiengagne.fr.
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Ancienne journaliste d'investigation pour le magazine Entreprendre, spécialisée dans l'audiovisuel, Laura Picard décrypte pour Combien Gagne les rémunérations des présentateurs, animateurs, comédiens et figures du PAF. Elle s'appuie sur les rapports d'activité des chaînes, les bilans des sociétés de production et les déclarations publiques.

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