Que devient Thomas Hugues ?

05/11/2026

À 60 ans, Thomas Hugues poursuit ses entretiens sur la chaîne économique B Smart, où il recevait un dirigeant d’entreprise le 16 octobre 2026. Il accompagne également les projets musicaux de sa fille, Laelou. L’ancien présentateur de Sept à huit souhaite continuer son métier dans une rédaction où il dit se sentir bien.

Thomas Hugues reste à la présentation de Sens public. Le 28 octobre 2026, il conduisait encore cette émission consacrée à l’actualité française et internationale. Depuis septembre 2021, le journaliste travaille sur Public Sénat, la chaîne parlementaire qui suit les travaux du Sénat et consacre une partie de ses programmes au débat politique.

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Il retrouve les téléspectateurs du lundi au jeudi à 18 heures, avec une diffusion également prévue à 22 heures. Thomas Hugues y reçoit, comme la journaliste Caroline Roux, des universitaires, des journalistes, des spécialistes et des responsables politiques. Il les interroge sur les événements du moment et organise la confrontation de leurs analyses devant les téléspectateurs.

Pour préparer ces échanges, il s’appuie sur une équipe chargée de s’entretenir avec les invités avant leur passage à l’antenne. En mars 2026, il indiquait arriver en début d’après-midi à la rédaction et consacrer quatre ou cinq heures à l’écriture de l’émission. Il travaille à partir des nouvelles du jour et des informations recueillies par ses collègues.

« On fait d’ailleurs le choix de ne traiter que deux thématiques par émission, ce qui nous donne trois quarts d’heure de débat », expliquait le présentateur. Il défend cette durée pour approfondir les dossiers avec des historiens, des économistes ou des journalistes spécialisés. Il exprimait aussi son inquiétude devant les contenus manipulés qui circulent sur les réseaux sociaux, notamment en période électorale.

Face à ces publications, il entend donner aux citoyens des éléments pour comprendre les événements et apprécier les arguments. Il associe donc son recours aux spécialistes à une préoccupation précise : éclairer le jugement des téléspectateurs dans une actualité qu’il décrit comme confuse.

Les chaînes parlementaires lui confient également des rendez-vous électoraux. Le 22 mars 2026, il a participé à l’analyse des résultats du second tour des municipales avec Adeline François, journaliste de LCP-Assemblée nationale, la chaîne chargée de suivre les travaux des députés. Après cinq années sur Public Sénat, il cumule ainsi le suivi quotidien de l’actualité et la conduite d’émissions consacrées aux scrutins.

Sur B Smart, des entretiens économiques

Thomas Hugues interroge aussi les acteurs de l’économie. Le 16 octobre 2026, il recevait Arnaud Guérin, codirigeant de l’enseigne d’achat et de vente d’occasion Cash Express, dans Face à Thomas Hugues, sur B Smart.

Un mois auparavant, il conduisait une émission de Smart Trends sur la construction durable en Outre-mer. Il réunissait des représentants de la Fédération des entreprises des Outre-mer, de l’Institut national de l’économie circulaire, consacré à la réutilisation des ressources, et de Business France, l’organisme public d’accompagnement des entreprises à l’international. Ils évoquaient un forum organisé dans le cadre de Batimat, le salon professionnel de la construction.

Du réseau commercial aux acteurs du bâtiment, il aborde donc l’économie par plusieurs métiers. Il poursuit cette activité depuis son départ de CNews, la chaîne de Pascal Praud, annoncé en juin 2020. Il défendait alors son arrivée sur B Smart par son souhait de traiter les entreprises confrontées à la crise sanitaire. Six ans plus tard, il y reçoit encore leurs dirigeants.

Après TF1, des rendez-vous durables

Le grand public l’a découvert dans un autre cadre. Entré à TF1 en 1989, Thomas Hugues y a travaillé comme reporter et rédacteur en chef avant de présenter des journaux et des magazines. À partir de 2000, il a coprésenté Sept à huit, aujourd’hui présenté par Harry Roselmack, avec Laurence Ferrari, journaliste et alors son épouse. Il partageait aussi la responsabilité éditoriale du magazine comme corédacteur en chef.

En 2002, il est devenu le remplaçant de Patrick Poivre d’Arvor, alors présentateur du journal de 20 heures. Quatre ans plus tard, il quittait TF1. Il a ensuite travaillé sur la chaîne d’information i-Télé, puis sur France 5, où il a présenté Médias, le magazine, devenu Médias, le mag.

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Pendant huit saisons, de 2008 à mai 2016, il y a examiné avec ses invités les choix éditoriaux des rédactions et les transformations de leurs métiers. À la radio, il a également coanimé La curiosité est un vilain défaut avec l’animatrice Sidonie Bonnec sur RTL, entre 2014 et 2020.

Il a quitté la station après l’annonce, en juin 2020, de la fin de leur collaboration. Thomas Hugues a ainsi enchaîné plusieurs expériences de longue durée depuis TF1. En retrouvant aujourd’hui ses invités sur Public Sénat et B Smart, il poursuit un parcours consacré à la présentation et à l’entretien.

Avec Laelou, des textes autour du piano

En dehors des plateaux, le journaliste décrit un quotidien partagé entre la famille, le sport et les sorties culturelles. Marié depuis 2011 à Isabelle Roche, il évoquait encore en mars 2026 leurs séances de cinéma et leurs soirées au théâtre.

Il expliquait toutefois garder son téléphone à proximité : une alerte peut l’amener à modifier l’émission du lendemain pendant un moment familial. Entre ces sollicitations professionnelles, il trouve aussi du temps pour discuter de chansons avec sa fille.

Laëtitia Hugues, chanteuse sous le nom de Laelou, a participé en février 2025 aux auditions à l’aveugle de The Voice, durant lesquelles les coachs écoutent les candidats sans les voir, avec le groupe La Parade. Aucun coach ne s’était retourné lors de leur prestation.

« J’ai ressenti une immense fierté en la voyant », confiait son père en mars 2026. Il racontait qu’elle lui envoyait ses chansons pour recueillir son avis. Parfois, ils cherchent des formulations ensemble, pendant une ou deux heures, sa fille au piano et lui devant le texte.

Thomas Hugues indique avoir été crédité comme coauteur de L’Île aux cygnes. Il qualifie sa contribution de modeste et décrit le plaisir de reprendre quelques mots avec Laelou. « Je ne suis pas un parolier », précisait-il.

Il continue également d’échanger avec Laurence Ferrari au sujet de leurs enfants. Selon ses déclarations de mars 2026, leur fils Baptiste travaille comme ingénieur du son en postproduction, la préparation des programmes après leur tournage, et Laëtitia exerce aussi comme réalisatrice. « On est des parents avant tout », soulignait-il à propos de son ex-femme. Selon lui, leurs passages dans les coulisses de TF1 ont pu influencer leurs enfants, sans que les parents aient dirigé leurs choix.

À 60 ans, le souhait de poursuivre

Né le 11 mai 1966, Thomas Hugues a célébré ses 60 ans cette année. Quelques semaines avant cet anniversaire, il exprimait son envie de poursuivre son travail. « Mon ambition, c’est de continuer. Aujourd’hui, j’ai trouvé une émission et une rédaction dans lesquelles je me sens bien », expliquait-il en mars 2026.

Le journaliste place désormais le plaisir d’exercer parmi ses premiers critères de choix. Il dit vouloir cultiver les conditions de travail trouvées sur Public Sénat. Il souhaite conserver ce rendez-vous tout en faisant évoluer le programme.

Il distingue cependant son souhait des décisions de programmation. « Ma longue carrière m’a appris qu’on ne décide pas du devenir d’une émission », observait-il. Après plusieurs changements de chaîne, il souligne ainsi la place des directions dans la poursuite d’un programme. « J’espère pouvoir encore faire plusieurs saisons de Sens public », expliquait-il en mars 2026.

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