Cofondateur de L’Esprit Sorcier avec Pascal Léonard en 2015, l’ancien visage de « C’est pas sorcier » poursuit son activité documentaire.
Au Groenland, Fred Courant raconte avoir assuré lui-même les prises de vues auprès d’une communauté inuit. Il souhaite aussi prolonger un tournage autour d’un orchestre de jeunes au Brésil, après plusieurs années consacrées au développement d’un média scientifique.
Fred Courant, actionnaire minoritaire de Vasco
Fred Courant veut consacrer davantage de temps au journalisme de terrain. En octobre 2026, le journaliste explique détenir désormais 10% du média qu’il a cofondé après son éviction de France 3. Il situe l’arrivée d’un nouvel actionnaire environ six mois auparavant et exprime son souhait d’alléger ses responsabilités de gestion.
À LIRE AUSSI
Combien gagne Frédéric Lopez ?
Il décrit les difficultés rencontrées pour financer L’Esprit Sorcier. Selon son récit, les partenaires institutionnels et les organismes de recherche ont progressivement diminué leurs budgets consacrés à la transmission des connaissances. Avec son équipe, il a dû chercher les ressources nécessaires à la poursuite des productions. Il évoque la fatigue liée à la gestion d’une entreprise et souhaite réserver davantage de temps aux tournages et aux rencontres.
Les nouveaux responsables ont aussi choisi de rebaptiser le média Vasco, précise-t-il. À l’automne 2026, la chaîne remplace L’Esprit Sorcier TV dans l’offre de Free. Les dirigeants revendiquent un élargissement des sujets traités, associant science, art et environnement. Fred Courant reste, selon ses déclarations, actionnaire minoritaire de la structure.
Il conserve donc un lien avec l’entreprise tout en préparant la suite de son activité journalistique. Il expose plusieurs travaux qu’il a engagés et souhaite approfondir. Il parle du temps nécessaire pour rencontrer les personnes, recueillir leurs paroles et fabriquer un documentaire. Il décrit aussi les tâches qu’il reprend lui-même, de la prise de vues au montage, l’assemblage des images et des sons qui construit le récit.
En mai 2025, il détaillait encore un quotidien partagé entre choix des sujets, accompagnement des journalistes, promotion de la chaîne et recherche de financements. En octobre 2026, il insiste sur les reportages auxquels il veut accorder davantage de place. Il n’annonce pas de calendrier de retrait : il décrit un rééquilibrage de ses responsabilités et plusieurs projets à poursuivre.
Pour le public qui l’a connu dans « C’est pas sorcier », Fred Courant exerce ainsi plusieurs métiers depuis son départ de France 3, comme l’animatrice Sophie Davant. Il a participé à la création d’un média, encadré une équipe et recherché des partenaires. Il souhaite désormais dégager du temps pour ses propres enquêtes.
Au Groenland, derrière la caméra
À Qaanaaq, dans le nord du Groenland, Fred Courant a tourné auprès d’une communauté inuit avec Nicolas Dubreuil, explorateur spécialiste des régions polaires. Il raconte ce déplacement lorsqu’il évoque les documentaires auxquels il souhaite consacrer davantage de temps.
Parti sans cadreur, le professionnel chargé de filmer, Fred Courant explique avoir assuré les prises de vues et une partie du montage, avant une finalisation avec des professionnels. Il a ainsi pris en charge plusieurs étapes de fabrication. En décrivant ces tâches, il précise le travail qu’il entend privilégier : observer, interroger et construire un récit à partir des rencontres.
À LIRE AUSSI
Combien gagne Inoxtag par mois ?
Au Brésil, il a commencé un autre travail autour d’un professeur de musique et d’un orchestre de jeunes dans une favela de Rio de Janeiro. Il évoque des difficultés de sécurité rencontrées lors d’un premier séjour. Il souhaite poursuivre le tournage et espère faire diffuser le documentaire, dont il parle encore comme d’un projet en cours.
Fred Courant prépare également un sujet sur le changement climatique et la décision publique. Il s’interroge sur les raisons pour lesquelles les responsables politiques traduisent difficilement en actions les connaissances et les solutions disponibles. Il présente donc des travaux à des stades différents : un reportage tourné au Groenland, un tournage brésilien à prolonger et une enquête en préparation. Il souhaite les approfondir dans le format documentaire, auquel il disait déjà vouloir se consacrer davantage en 2025.
La transmission du métier dans l’équipe
En mai 2025, Fred Courant détaillait son travail au sein de L’Esprit Sorcier. Il distinguait les responsabilités de son associé Pascal Léonard, chargé de la production, de son propre engagement éditorial, dans le choix et le traitement des sujets.
Il accompagnait les journalistes et suivait la préparation des entretiens. Il accueillait aussi de jeunes recrues, notamment en alternance, une formation qui associe études et travail dans l’entreprise. Il leur confiait progressivement des responsabilités, jusqu’à la présentation des émissions. Avec cette équipe, il partageait les tâches de fabrication et la présence à l’écran.
Le journaliste insistait sur la préparation avant une rencontre avec un spécialiste : comprendre le sujet, vérifier les informations et déterminer les questions à poser. Il soulignait le travail nécessaire pour dépasser le contenu d’un dossier de presse et interroger un chercheur, tel un maître de conférences. Il formait ses collaborateurs à cette méthode tout en poursuivant ses reportages.
En accompagnant de jeunes journalistes jusqu’à la présentation, Fred Courant leur confiait aussi la relation avec le public. Il pouvait ainsi transmettre son expérience de l’entretien et de l’explication scientifique. En octobre 2026, il concentre son propos sur la gestion qu’il veut alléger. Il poursuit ses travaux sans détailler la répartition actuelle des responsabilités éditoriales dans Vasco.
De France 3 aux box des opérateurs
Fred Courant avait commencé à reconstruire son activité après son éviction de France 3, en 2013. Des téléspectateurs se mobilisent alors pour le soutenir et signent une pétition. Les responsables de la chaîne répondent publiquement aux critiques. Le journaliste quitte le cadre dans lequel le public l’avait découvert auprès de Jamy Gourmaud, son partenaire dans « C’est pas sorcier ».
En 2015, il participe avec Pascal Léonard à la création de L’Esprit Sorcier. Les deux hommes sollicitent les internautes pour financer le démarrage et poursuivre leur travail de vulgarisation scientifique, l’explication des connaissances à un public non spécialiste. En juin 2015, près de 1 800 contributeurs ont déjà permis de dépasser l’objectif initial de leur campagne de financement participatif.
Fred Courant explique alors devoir rechercher des partenaires, des sponsors ou des mécènes pour poursuivre les productions, tout en préservant leur crédibilité. Dès le lancement, il doit financer les tournages et organiser leur fabrication. Avec son associé, il cherche aussi à diffuser les contenus auprès de publics qui utilisent différents supports.
Les responsables du média lancent L’Esprit Sorcier TV en 2022. Ils présentent cette chaîne comme un programme familial dédié à la science et à l’environnement. Ils la lancent à l’occasion de la Fête de la science, avec une distribution notamment chez Orange, Free et Bouygues Telecom.
Ils annoncent documentaires, formats courts, programmes jeunesse et rendez-vous de décryptage. Fred Courant poursuit ainsi l’audiovisuel en dehors d’une grande chaîne généraliste. En mai 2025, il défend la complémentarité entre le site Internet, YouTube et la télévision accessible par les box des opérateurs.
Gratuité des contenus, recherche de partenaires
Pour financer ces productions, Fred Courant explique en 2025 travailler notamment avec des organismes de recherche et des institutions intéressés par la diffusion des connaissances. Il défend l’accès gratuit aux contenus et affirme alors que la chaîne YouTube ne tire pas de recettes publicitaires. Il souligne également son attachement à la distribution télévisuelle dans les offres gratuites des opérateurs.
Les producteurs doivent pourtant payer les tournages, le montage et le travail de l’équipe. Les responsables du média recherchent donc des ressources auprès de partenaires. Fred Courant évoque aussi, comme le youtubeur Seb, des collaborations possibles avec des entreprises privées. Il affirme vouloir les encadrer pour préserver l’indépendance éditoriale et explique que certaines collaborations sont écartées.
En sollicitant ces partenaires, les responsables doivent composer avec des décisions budgétaires extérieures à leur rédaction. Fred Courant décrit en octobre 2026 une diminution des financements institutionnels et des moyens consacrés à la communication scientifique. Il relie ces restrictions aux difficultés rencontrées avant l’arrivée du nouvel actionnaire, sans présenter de comptes détaillés.
En 2025, il disait mobiliser sa notoriété pour faire connaître la chaîne et contribuer à la recherche de ressources. Il partageait son temps entre les sujets, l’accompagnement des journalistes et les démarches auprès des partenaires. En octobre 2026, lorsqu’il explique son souhait d’alléger la gestion, il décrit les budgets que les institutions ont réduits et les financements que son équipe a dû rechercher pour poursuivre les productions.