Combien gagne un interne en médecine en 2026 ?

10/10/2026

Le salaire d’un interne en médecine augmente avec l’ancienneté. Les gardes et les primes peuvent aussi modifier fortement le montant versé chaque mois.

En troisième année, un interne perçoit environ 2 367 euros bruts par mois avant les gardes et les autres compléments. En médecine générale, il peut recevoir 125 euros supplémentaires pendant son stage de consultations en autonomie supervisée. Depuis février 2026, les internes bénéficient également d’une hausse de 50% du forfait des astreintes, ces périodes pendant lesquelles le praticien doit pouvoir intervenir.

À l’entrée de l’internat, du fixe aux gardes

En France, au 9 octobre 2026, un interne en médecine de première année perçoit environ 2 052 euros bruts mensuels avant les gardes et les autres compléments. Il reçoit 19 406,35 euros bruts annuels d’émoluments, le terme réglementaire pour son traitement, soit environ 1 617,20 euros par mois. Il ajoute à cette base une indemnité de sujétions particulières, un complément lié aux contraintes de ses premières années, de 435,18 euros mensuels. Il la conserve pendant les quatre premiers semestres d’internat.

Avec les gardes, les périodes pendant lesquelles il assure la permanence des soins, il peut recevoir davantage. Un débutant effectuant quatre nuits de semaine et une garde rémunérée au tarif de week-end ajoute environ 1 196 euros bruts à sa paie. Il atteint alors environ 3 248 euros bruts pour le mois. Cette simulation, calculée à partir des barèmes, décrit une combinaison précise de permanences. Elle donne un exemple de rémunération, sans prétendre représenter le revenu moyen des internes.

Pour atteindre ce montant, l’interne a effectué cinq gardes. Il a conservé le même traitement de base et reçu les indemnités correspondantes. Un collègue de même ancienneté ayant réalisé deux nuits de semaine atteint, sur le même périmètre, environ 2 522 euros bruts. Entre ces deux exemples, les internes comptent environ 726 euros de différence pour le mois, attribuables aux trois gardes supplémentaires retenues dans la simulation.

Dans le premier exemple, le débutant reçoit plus d’un tiers de son total brut sous forme d’indemnités de garde. Pour apprécier ce revenu sur plusieurs mois, il faut donc connaître la fréquence de ses permanences. Après un changement de terrain de stage, l’interne peut conserver son échelon de rémunération et effectuer un nombre différent de gardes. Il recevra alors un total différent sans avoir changé d’ancienneté.

Le médecin peut aussi percevoir des compléments associés à son stage, à son logement ou à ses déplacements. Lorsqu’il annonce son revenu, il doit préciser les éléments inclus : son traitement, ses gardes, ses indemnités et les éventuels remboursements de frais. Le lecteur peut ainsi rapprocher deux montants calculés sur le même périmètre.

L’interne exerce déjà auprès des patients. Praticien en formation spécialisée et agent public, il travaille sous la responsabilité du praticien responsable de son terrain de stage. Au cours de cette formation, il reçoit des émoluments déterminés par son ancienneté et des indemnités correspondant aux activités concernées.

En novembre 2026, les premiers généralistes entrant en quatrième année accéderont au statut de docteur junior, celui des médecins en phase de consolidation, dernière étape de leur formation spécialisée. Ils pourront recevoir des primes associées au lieu et à l’activité de leur stage. Au 9 octobre, les intéressés attendent encore leur entrée dans cette nouvelle année.

Pour les internes déjà en poste, le fixe reste le premier repère comparable. En partant des quelque 2 052 euros bruts de première année, le lecteur peut ensuite mesurer ce que l’ancienneté, les permanences et les conditions de stage ajoutent à la rémunération. Il doit enfin tenir compte des retenues pour retrouver la somme versée sur le compte bancaire.

Après quatre semestres, la fin des sujétions

En deuxième année, un interne reçoit environ 1 790 euros bruts mensuels d’émoluments. Avec l’indemnité de sujétions, il atteint environ 2 225 euros. En troisième année, il perçoit environ 2 367 euros bruts d’émoluments, après avoir cessé de recevoir les 435,18 euros mensuels réservés aux quatre premiers semestres.

Il gagne ainsi environ 142 euros bruts supplémentaires sur ce périmètre. En regardant uniquement ses émoluments, il constaterait une hausse d’environ 577 euros. En additionnant les éléments fixes effectivement versés, il mesure une progression plus limitée. Le médecin voit augmenter son traitement de base au moment où il perd l’indemnité des premières années.

En quatrième et cinquième année, les internes qui conservent ce statut reçoivent une prime de responsabilité. Ils ajoutent respectivement environ 179,51 euros et 356,16 euros par mois à leurs émoluments. Ils atteignent ainsi environ 2 549 euros, puis 2 727 euros bruts mensuels avant gardes et autres compléments.

Année d’internatÉmoluments bruts annuelsTotal brut mensuel avec les compléments généraux liés à l’année
Première année19 406,35 eurosEnviron 2 052 euros
Deuxième année21 483,24 eurosEnviron 2 225 euros
Troisième année28 408,30 eurosEnviron 2 367 euros
Quatrième année, hors docteur junior28 430,36 eurosEnviron 2 549 euros
Cinquième année, hors docteur junior28 448,22 eurosEnviron 2 727 euros

Pour établir cette comparaison, les internes retiennent les sujétions des deux premières années et la responsabilité des deux dernières. Ils laissent de côté les gardes et les indemnités propres à certains stages. Les praticiens devenus docteurs juniors suivent une grille distincte, avec une prime d’autonomie supervisée. Ils doivent retenir les compléments correspondant à leur statut pour calculer leur fixe.

L’interne progresse selon les stages semestriels validés. Certaines interruptions affectent le calcul de son ancienneté. Après une interruption, le praticien doit donc vérifier l’échelon retenu pour sa paie. Il peut avoir commencé ses études en même temps qu’un collègue et recevoir des émoluments différents.

À ancienneté et statut identiques, les médecins peuvent en revanche comparer leur traitement et les primes générales correspondantes. Ils disposent alors d’un point de départ commun pour examiner les compléments de permanence des soins.

Gardes et astreintes, les tarifs des permanences

Pour une garde de nuit de semaine, du lundi au vendredi, un interne reçoit 234,80 euros bruts en service normal. Il perçoit 256,86 euros pour les catégories concernées de gardes de week-end, de jour férié ou supplémentaires. Il bénéficie de ces tarifs revalorisés depuis le 1er janvier 2024.

Selon son terrain de stage et l’organisation du service, l’interne effectue un nombre variable de permanences. Il faut donc rapprocher les indemnités payées du nombre et de la nature des gardes concernées. Un médecin ayant davantage travaillé la nuit ou le dimanche peut recevoir un revenu supérieur avec les mêmes émoluments.

Pendant une astreinte, l’interne reçoit un forfait de base, qu’il soit appelé ou non. Depuis le 1er février 2026, il perçoit 31,89 euros par période, contre 21,26 euros auparavant, soit une hausse de 50%.

En cas de déplacement, il peut obtenir des indemnités supplémentaires pour son intervention et son trajet. Il reçoit 78,26 euros pour une demi-journée indemnisable, dans la limite de deux demi-journées par période. L’interne peut ainsi ajouter jusqu’à 156,53 euros d’indemnités d’intervention au forfait de base.

Deux praticiens ayant effectué autant de périodes d’astreinte peuvent donc recevoir des montants différents selon leurs interventions. Pour expliquer leur revenu, ils doivent identifier les déplacements accomplis et leur durée. Pour expliquer leur charge de travail, ils doivent également compter ces heures.

L’interne intègre le trajet et l’intervention d’astreinte dans son temps de travail effectif. Après chaque garde et après le dernier déplacement d’astreinte, il bénéficie d’un repos de sécurité immédiat. Il faut tenir compte de ces règles lorsqu’on rapproche les indemnités reçues et les horaires effectués.

Au fil des stages, les primes et les frais

En médecine générale, un interne accomplissant un stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé, le SASPAS, reçoit 125 euros bruts mensuels de prime de responsabilité. Il réalise alors des consultations en autonomie sous supervision. En troisième année, il atteint environ 2 492 euros bruts avant les autres compléments.

Il peut également recevoir une compensation lorsque l’établissement ne fournit pas certains avantages. S’il n’est ni logé ni nourri, il perçoit 1 010,64 euros bruts annuels, soit 84,22 euros mensuels. S’il bénéficie des repas mais doit se loger, il reçoit environ 28 euros mensuels ; s’il est logé mais doit se nourrir, environ 56 euros. Le médecin reçoit ces forfaits indépendamment du montant exact de son loyer ou de ses dépenses alimentaires. Un interne logé peut ainsi recevoir un virement plus faible tout en ayant une dépense de logement réduite. Pour apprécier sa situation, le lecteur doit connaître les avantages effectivement fournis par l’établissement.

Pendant certains stages ambulatoires, effectués hors de l’hospitalisation, l’interne peut obtenir 130 euros bruts mensuels de transport lorsque le terrain se situe à plus de 15 kilomètres de son domicile et du centre hospitalier universitaire, le CHU, de rattachement. Il peut également recevoir 300 euros bruts mensuels d’hébergement dans certaines zones sous-denses, sous conditions.

Pour ses abonnements domicile-travail, l’agent public bénéficie d’une prise en charge de 75%, plafonnée à 104,04 euros mensuels en 2026. Il peut retrouver ce remboursement sur son virement en plus de sa rémunération. En isolant cette ligne, le lecteur mesure les frais pris en charge et conserve un périmètre homogène pour comparer les salaires.

Généralistes juniors : l’échéance de novembre

En novembre 2026, les premiers généralistes entrant en quatrième année commenceront leur phase de consolidation. Ils recevront les émoluments du statut de docteur junior, déjà utilisé dans d’autres spécialités, et pourront obtenir des compléments propres à leur stage ambulatoire.

Un docteur junior perçoit 28 495,49 euros bruts annuels d’émoluments, soit environ 2 374,62 euros mensuels. En première année, il reçoit aussi 5 000 euros annuels de prime d’autonomie supervisée. En répartissant ces deux composantes sur douze mois, il atteint environ 2 791 euros bruts mensuels avant gardes et autres indemnités.

Les futurs généralistes pourront ajouter 1 000 euros bruts par mois de stage s’ils exercent en zone d’intervention prioritaire, ou ZIP, une zone identifiée par l’agence régionale de santé pour renforcer l’accès aux soins. Ils atteindront alors environ 3 791 euros bruts mensuels sur ce périmètre.

Ils pourront également obtenir une prime d’activité de 500 euros bruts par semestre. Pour la recevoir, ils devront effectuer au moins 200 actes ou consultations mensuels en moyenne sur le semestre. Le CHU versera cette prime à l’issue du stage.

En répartissant les 500 euros sur six mois, le praticien calcule un équivalent d’environ 83 euros mensuels. Avec l’indemnité ZIP et la prime d’activité acquise, il atteindra environ 3 875 euros bruts mensuels en moyenne, hors permanence des soins. Il pourra recevoir un montant différent sur un bulletin donné, selon le calendrier du versement semestriel.

Pour la permanence des soins ambulatoires, les intéressés pourront participer volontairement. Ils pourront recevoir 422,03 euros pour une garde d’effection, pendant laquelle le médecin prend en charge les patients, avec une durée de référence de douze heures. Après formation préalable, ils pourront également percevoir 50 euros par heure de régulation médicale, le traitement des demandes de soins par téléphone.

Le CHU versera aux généralistes juniors une rémunération calculée selon les émoluments et les primes de leur statut. Certains recevront la prime territoriale, d’autres ajouteront aussi la prime d’activité ou des indemnités de permanence. Ils devront distinguer leurs sommes des primes attribuées aux maîtres de stage, les médecins chargés de leur encadrement.

Du net aux heures travaillées

Pour connaître la somme reçue, l’interne lit les dernières lignes de son bulletin. Il y retrouve le net avant impôt, puis le prélèvement à la source et le net payé. Deux collègues ayant le même brut peuvent recevoir des virements différents selon leur taux fiscal.

En première année, un interne peut retenir un repère indicatif d’environ 1 719 euros nets mensuels. Cette estimation varie notamment avec le taux de prélèvement à la source. Le médecin retrouve sa somme exacte sur son bulletin, après prise en compte de sa situation et des compléments versés.

Pour mesurer sa rémunération horaire, le praticien rapproche son revenu et les heures accomplies sur la même période. En connaissant ses gardes, ses indemnités et son décompte de travail, il peut comparer sa situation à celle d’un collègue. Il doit conserver le même périmètre de rémunération et la même période de référence.

L’interne accomplit huit demi-journées hebdomadaires en stage et deux hors stage, en moyenne sur le trimestre. Il compte une des deux demi-journées hors stage comme travail effectif et consacre l’autre à la consolidation personnelle des connaissances. Il inclut également ses gardes et ses déplacements d’astreinte dans le décompte.

Pour les activités comptées comme travail effectif, il doit respecter une durée maximale de 48 heures hebdomadaires en moyenne sur le trimestre. Il bénéficie également du repos de sécurité après les permanences concernées. En divisant sa rémunération par ses heures réellement effectuées, il peut obtenir un résultat différent d’un calcul fondé sur l’horaire réglementaire.

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Ancienne pigiste pour Le Quotidien du Sport et L'Équipe Magazine, Guillaume Baroncel couvre pour Combien Gagne les revenus des sportifs (football, tennis, rugby, cyclisme, basket, athlétisme, MMA...). Il s'appuie sur les contrats rendus publics, les rapports financiers des clubs, les enquêtes de la presse sportive et locale.

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